Le but est atteint en brisant l'Idéal.

Je n'ai plus besoin de fermer les yeux pour me sentir en paix avec le monde qui m'entoure. Je n'en connais aucune limite, et je ne sais même plus où tout ça commence. Je sais simplement que dans la fumée, tous mes souhaits atteignent le ciel et s'évaporent dans le cosmos, devenant superflus et inutiles. Je sais que je me débarrasse de tous mes vices lorsque la fumée disparait de ma vue. Les frontières sont minces, ou bien épaisses, qu'en sais-je ? Mais elles sont ridicules puisque je peux voler au dessus pour les franchir. Qu'on me laisse dubitative quand je vois ces gens gâchant leur temps, si précieux, et si rentable, si monnayé, à réfléchir, à se questionner, à se dire "je me connais" sans pour autant avoir bu une seule goutte de leur réelle conscience, qu'on me laisse rire même si mon droit est remis en cause car je n'ai plus besoin d'entendre "tu peux" pour faire. Car je me réalise par ce que je fais et en le faisant, et chacun de mes gestes est dicté par moi, et moi seule, et chaque erreur est orchestrée par mon esprit et mon esprit seul. En rejetant sans cesse la faute sur les Autres, j'aurais pu devenir l'une des Leurs, mais je suis née comme Eux alors il ne me servait en rien de souligner cet état de fait. J'ai cherché autre chose, j'ai couru, j'ai vu des lances se planter dans ma conscience mais qu'importe, puisqu'à présent chaque décision sera prise par moi et pour moi, en toute humanité, comme vous dans vos cauchemars. Vos cauchemars les plus vulgaires.
Moi, j'en fais ma vie.
Le but est atteint en brisant l'Idéal.
# Posté le lundi 06 juillet 2009 04:11
Modifié le mercredi 08 juillet 2009 07:31

Des armes qui mettent de la poésie dans les discours ...

Des armes qui mettent de la poésie dans les discours ...
Appelez-moi, ou plutôt ne m'appelez pas. Je n'ai pas besoin de nom, je suis dans chaque rime, dans chaque consonne, dans chaque voyelle, dans chaque mélodie, je siège. Pourtant je ne suis que laideur et l'harmonie est la chose que j'exècre le plus, car je suis le Sarcasme, le Cynisme, l'Angoisse, qui sature le son, qui se ballade entre les cordes. Je n'ai jamais envie de rien dans ce vide Parisien, que j'incarne moi-même, car j'ai beau prétendre au souffle, j'ai beau dire Être, il y a bien des jours déjà que le silence sale de la rue rend immonde le bruit que fait ma conscience.
Paris, Paris, Paris ...on aurait dit qu'un sot peintre a inventé le Gris pour définir Paris, grisonnants dans leurs consciences, aussi grisonnants que leurs cheveux, que leur morale, que leur culture ...Ici, c'est l'uniformité que l'on vénère du soir au matin, et à la douce musique des accordéons, la conscience est abrutie par le désert humain des grandes villes cosmo-individualistes.
Et je vois, au dessus de ma tête un oiseau planer, et son chant, empreint d'une mélancolie amère, dans un langage inconnu pour les réalistes, est une ode au retour tant attendu des Hommes...
# Posté le vendredi 03 juillet 2009 07:52

A Vulgar Display Of PowerThe PANTERA Experience ♥ !

A Vulgar Display Of PowerThe PANTERA Experience ♥ !
On réalise qu'on a passé du temps à apprendre quelles sont les meilleures façons de le perdre. Qu'on a conquis sa liberté. C'est dur de faire un bilan d'un laps de temps si court et pourtant, le bilan est lourd. On marque une évolution. Les gens commencent à nous voir comme étant quelqu'un et notre ombre devient vite plus imposante même que celles de nos parents. La jeunesse est nôtre, on joue avec entre nos mains, dans nos poumons, dans notre gorge. On comprend peu à peu que nos peurs sont justifiées; sommes-nous capables de nous détruire ? Sommes-nous aptes à construire autour de nous des bases solides ? Mais, plus important encore, si elles s'effondrent, restera-t-il les fondations ? On l'espère. On le suppose. Tout est une question de "chance" car on a peur de se faire réellement confiance, et pourtant on a le sentiment de tout gérer. On finit par retenir que la chaleur d'un lit dans lequel on n'est pas seul peut être un danger si elle est entre de mauvaises mains, mais les regrets et la pourriture ne partent pas à l'eau. Au final, on se dit que tout cela est beau, que ces blessures sont splendides, et qu'on y prend goût ...
- Mais un sentiment de dégoût reste en travers de nos gorges quand on regarde le sol sous nos pieds et que l'on constate que les os qui gisent tout autour sont les nôtres car on a vieilli trop vite, pour faire comme les Autres. -
# Posté le mercredi 24 juin 2009 12:56
Modifié le jeudi 25 juin 2009 18:14

MAKE ME BAD.

MAKE ME BAD.

Dites que c'est la grande fièvre, le grand incendie, la seule source de lumière qui anime mon esprit.
J'y croirais.

J'ai un problème que je ne peux pas expliquer, c'est banal, flagrant, navrant, pitoyable. Je crois, je pense, je suppose, que la mémoire est une arme de destruction massive. Je ne parle pas de jolis souvenirs heureux pourris par des mots et des actes dégradants, désolants, poignants, vulgaires. Je ne parle pas d'une doucereuse innocence qui laisse dans les poumons une odeur, une effluve, de brûlé. Je ne parle pas non plus de ces sourires intéressés qui ont illuminé vos visages pendant des années. Comment quoi ? Si seulement je pouvais cesser de me dire que tout ceci est une salissure, une ordure, un déchet, dont je ne peux me débarrasser. Je reconnais que mes fantômes ont pris une place saisissante, ahurissante, décadente dans mes cauchemars. Des cauchemars qui marchent avec détermination, avec puissance, jusqu'à moi. Mais qui ne m'atteindront pas. Chaque visage passé, que je ne peux pas dire mort est un esprit farceur à mes yeux. Chaque face souriante dans ma mémoire est un démon à éteindre en un coup de flamme. Non, je ne crains pas mes souvenirs, aussi malsains et torturants qu'ils soient car ils ne font plus partie de ce que je vois lorsque j'ouvre les yeux la nuit. Bien sûr, les inquiétudes sont normales, lancinantes, lassantes. Comme ces souvenirs qui se précipitent quand je pense à eux, et à ces choses. Mais maintenant, il en faut plus pour m'effrayer, pour m'accabler. J'ai mis le feu à ma poubelle et à tout ce qu'elle contenait avec. Je n'ai gardé que l'expérience.



Joey ce soir ne dérange que les démons et les anges ...
The Noir Désir Experience
# Posté le mardi 23 juin 2009 08:38
Modifié le mardi 23 juin 2009 08:48

We're the ones who made you...

Cette fois, je pourrais m'asseoir sur le banc devant cette église sans me boucher les oreilles quand la cloche sonnera parce que je me sentirais apaisée en me disant qu'elle est pour moi. Le bout de toute chose est le plus merveilleux, ça fait si longtemps que je cherche le mien...Mais ma profondeur est négligeable. La fin de chaque fait, de chaque être, ce qu'on appelle communément la mort me fait rire car les tourments d'une âme ne meurent jamais, pour son grand plaisir. Je suis sale, sale à un point inimaginable, dans mes veines coulent toutes ces choses que vous méprisez. Et vous avez raison, je les méprise autant que vous, croyez-moi, je suis mon propre vaccin, je suis ma fin, et j'en ai écrit chaque ligne. Sachez que le mot chaque ne signifie qu'une chose, Rien. Rien et tout à la fois, mais tout, qu'est-ce qu'un amas de Rien, qu'un amas de nous en plein délire mental ? Ah! Mais roulez-moi dans du tissu produit par mes fantômes. Des araignées adorables, des cauchemars enviables ! Des petites bêtes que l'on abhorre sans compter, des erreurs qui nous piquent la nuit, on ne peut qu'avoir mauvaise conscience, on ne peut qu'admirer une corde si l'on se fie à votre idéal...
Et ce soir, j'ai renoncé au mien parce qu'en réalité il n'était qu'un leurre, l'idéal est le but d'une autre vie que la mienne, mais sachez que je serai pour toujours et à jamais l'erreur qui vous démangera quand vous vous croirez forts...

J'ai tellement peur de perdre ce que j'aime que je préférerais tout brûler de moi-même pour m'assurer, en m'envolant avec elles, que le Paradis n'existe pour personne... qu'on m'étouffe, avant que la culpabilité ne le fasse...
We're the ones who made you...
# Posté le mercredi 17 juin 2009 18:20
Modifié le vendredi 19 juin 2009 09:00

Je n'ai plus peur de croiser ton visage dans le noir car je suis déjà aveugle ...

Tout m'est devenu insupportable en quelques instants et je ne saurais expliquer pourquoi. On se réveille d'une soirée passée avec de vrais amis, enfin d'autres types de personnes que ces gens qui vous tirent vers le bas comme l'éducation nationale en produit des milliers, on se couche, terrassé par une fatigue qui ne vient pas du Ciel, en se disant qu'au final cette année a pu nous apporter beaucoup, puis on se réveille anéanti par l'idée que la connaissance nous a souvent fait courber le dos afin de nous soumettre. Cette connaissance conventionnelle et légale, cette vente aux enchères des rêves et des projets, et la saturation dans l'air de cauchemars immoraux, l'allégorie d'une décadence qui ne plaît plus à personne; même à ceux à qui elle profite car un homme en feu ne sent pas la rose ...

J'abandonne toute présentation, je laisse là toute volonté esthétique parce qu'il est vrai maintenant que l'angoisse saisit ma plume, autant que mon esprit, et que mes mains tremblent compulsivement, maladivement, d'une crainte émanant de l'enfer qui se dresse sous mes pieds ... car chaque sourire se vend, s'achète, et se consomme comme de la nourriture, de l'alcool ou bien encore de la drogue, mais faire fondre en larmes une âme est le plus grand loisir de la société dans laquelle je me meus. Merci.
Mais de quoi ? J'ai encore des années devant moi pour l'apprendre ou bien me pendre de manière tout à fait ordinaire et respectable...
Je n'ai plus peur de croiser ton visage dans le noir car je suis déjà aveugle ...
# Posté le samedi 13 juin 2009 04:27
Modifié le samedi 13 juin 2009 11:21

N'attendez pas le jugement dernier. Il a lieu tous les jours. - Albert Camus, La Chute -

N'attendez pas le jugement dernier. Il a lieu tous les jours. - Albert Camus, La Chute -
Photo:
(l) [ Soirée Incroyable ] (l)
Avec, en première partie: La Team T.0.X (Madé, Saréh,Tristané, Stevens, Papa Panda, Charles...)
Et en AFTER de folie Madé, Saréh, Le GUEUX, Snow et Papa Ours


Je ne ferais pas un mouvement de plus dans ce combat, je ne verrai pas la société continuer à nous cogner, encore et encore ! Je dénonce; les chiffres, oui les chiffres, la productivité, les fils qui tirent l'éducation
nationale ont fait de nos droits des devoirs! Ecoutez; jamais plus je ne boirai à la source de cette civilisation qui se nourrit de mort, de mort, toujours, et qui me fait pleurer à coups d'avenir. Dire "je hais" est trop simple, mais dire "je veux vivre" est une preuve de courage...ou de bêtise.

Allez, assommez-nous, on en est arrivés à dire Je Vis, car il ne s'agit pas d'essayer...mais de réussir.
J'aimerais mourir mangée par un de vos chiens, car sa haine est le reflet de la vôtre, mais moins dégradante venue d'un animal élevé à votre stupidité !


- Prenez ce que je vais dire pour une menace si l'esprit est pour vous un démon;
Mais ici, de nos jours, dans notre génération détruite par la téléducation,
Il reste des gens qui pensent....-
# Posté le lundi 01 juin 2009 10:52
Modifié le lundi 01 juin 2009 17:12