Aujourd'hui tu es mort. Tu vivras demain.




Un coup de sang comme un sang d'encre, comme du sang froid, tout cela, il faudrait pouvoir l'exprimer, le ressentir. Mais qu'est-ce que ressentir quand il n'y a plus aucune surprise qui soit réellement positive ? Quelle nouveauté dans le fait de se lever le matin à 6h et d'arpenter ces couloirs qui rendent chaque jour un peu plus fou, un peu plus vieux, un peu plus sérieux ? Couloirs alambiqués comme les pensées qu'ils m'inspirent, comme les bêtises et les raisonnements logiques que j'y entends, selon lesquels plus on est âgé moins on est con. Ah! Mais ça, autant y croire faute d'avoir une preuve, se lancer aveuglément dans ce gouffre sacré qui nous instruit et nous éduque ! A quoi bon l'effort quand il n'apporte pas de réconfort ? Vos appréciations sont toujours les mêmes, votre papier est toujours froid, moins toutefois que vos remarques face à nos sourires faux .


( J'avoue que ce soir, je vomirai chaque brique,
Chaque sentinelle qui guette chacun de mes pas dans cet établissement scolaire
Afin de faire de moi un merveilleux pantin fraichement sorti de l'usine nationale.
Et ce soir, je ne veux plus. )



 Aujourd'hui tu es mort. Tu vivras demain.
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# Posté le mercredi 18 novembre 2009 15:14

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 16:42

-Je crois qu'il est temps de s'étendre sur les mots. Je ne sais ce qui me débecte dans ces caractères d'imprimerie, dans ces lettres conventionnées, mais quelque chose me déplaît. Dans chaque sourire sur papier glacé, il est emprisonné le bonheur de l'instant figé. -

-Je crois qu'il est temps de s'étendre sur les mots. Je ne sais ce qui me débecte dans ces caractères d'imprimerie, dans ces lettres conventionnées, mais quelque chose me déplaît. Dans chaque sourire sur papier glacé, il est emprisonné le bonheur de l'instant figé. -
Hit me hard, Hit me fast! Noisuf X

Si je pouvais trouver un nouveau corps à ce cadavre, je lui offrirais le plus laid, à lui qui m'a tant abîmé la conscience. Si je pouvais trouver une enveloppe nouvelle à cette masse de mémoire qui gît sur le sol, comme le corps d'un poulet sans tête qui continue à courir; ah! que ça me soulagerait!
Aidez-moi à retrouver des yeux, un nez, une bouche, tout ce qui pourrait servir, même en pièces détachées, pour réparer ce mort que je me traîne, vous savez, je cherche depuis un moment déjà à reconstituer les morceaux. Mais il n'est pas divin comme Osiris et il est moins malin que le Diable, pour renaître et devenir roi des rois, il est d'ailleurs plus déçu que déchu et bien moins repus qu'un prince. Ah! mais c'est le vice qui le nourrit et l'abreuve, il n'a manqué de rien sa vie durant, à part peut-être de bonté, et à présent il réclame un corps neuf, une consistance, enfin, quelque chose de solide, pour finir, quelque chose qui ne soit pas non plus trop cher. Cela peut-il se trouver dans votre entendement, dans votre grande compréhension, dans ces évidences fantastiques que vous trouvez dans les chiffres ou bien cela est une demande aberrante, aussi repoussante que l'odeur de cet être inanimé ? Verrais-je dans vos yeux cette part d'humanité qui m'a poussée à secourir cette créature décharnée ? M'assisterez-vous à lui trouver une apparence, une forme qui ne soit ni liquide ni gazeuse, à ce que son enveloppe ne vienne pas non plus de la terre, afin qu'il n'y retourne pas une seconde fois, croulant sous ses excès, sous les déchets de sa vie ? Il faut chercher un sens à ce cadavre, il faut également, afin que vous compreniez ma requête, faire correspondre une équation à cet état de déflagration, sinon jamais vous ne parviendrez à une solution.




# Posté le jeudi 29 octobre 2009 10:56

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 12:08

Je veux lire des boyaux ...

Je veux lire des boyaux ...
Chacun décide où réside sa
Catharsis.

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 20:12

Modifié le samedi 17 octobre 2009 08:45

How to be respectable, a vegetable.

How to be respectable, a vegetable.
Puisqu'il faut à tout prix plaire et ne pas heurter les valeurs sûres de votre époque, puisque l'élite ne réside pas toujours là où on l'attend, parce que la bêtise se prend sous tous les angles, oui, ce texte est à toi, qui aurait mieux fait, comme tes semblables de rester muet, ce texte se voudrait être le plus expressif qui soit puisqu'il m'est destiné autant qu'à mes confrères, que dis-je, congénères, allégories même d'une excroissance nerveuse majeure ...


Je ne sais plus comment me voir en face, chaque matin, un nouveau mensonge, ou bien un ancien, si vite lassant qu'on le trouve vieux déjà à sa naissance me direz-vous. Chaque pas que vous faites fait tant de bruit que je ne peux plus dormir, comme chaque crissement de ma plume contre mon papier doit vous affoler la nuit, dans vos nobles rêves qui consistent à voler les aspirations réelles de votre entourage afin d'en tirer un avantage, un intérêt quelconque ? Je ne sais plus comment regarder un miroir sans penser que ce n'est pas sept ans de malheur qui vont s'abattre, mais une vie à devoir se regarder sans cligner des yeux. Je vous avouerais volontiers que notre bêtise me fait peur.


On tombe vite dans un raz-de-marée de maquillage et on préfère rester muet devant l'immensité du masque qui s'étend, mais qui n'est plus simplement un masque, mais un déguisement social grotesque, ce culte du show, de la beuverie et de la cuite, du coma, du coma sociétal, de l'aveuglement, puis de la cessité, de ces troubles qui ne font qu'empirer et dont on ne verra jamais la fin, du moins on le croit, puis cet handicap, cet handicap qui fait plus souffrir le monde que nous-mêmes, le mutisme, par effet de mimétisme ...


Non, notre histoire m'effraie. Nés de rien et se croyant tout-puissants, omniscients, on a décidé d'inventer un mot qui engloberait une entité complète, une idée abstraite d'un tout général, enfin, que penser de toutes manières même, ne serait-ce que de la prétention du mot "rien" qui a pour but de désigner quelque chose que personne n'a jamais vu ...

Toute cette introduction pour dire que tout ce que j'ai fait le choix de vous laisser voir de moi n'est qu'une toute petite, une infime, une invisible, part de mensonge conventionnel qui a pour objectif de vous faire tomber les yeux de leurs orbites, car la représentation que je me fais de cette scène me procure autant de plaisir que vous, lorsque vous apprenez que vous avez réussi à blesser quelqu'un.

Honnêtement, qu'est-ce que ça peut vous foutre qu'il y ait trop de ci, trop de ça ? A ce que je sache, je m'étais toujours abstenue de vous dire que vous êtes trop superficiels.


Laissez-moi tranquille.

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 18:18

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 18:33

Y a des fois où tout ce qu'on voudrait ce serait retrouver le sommeil, retrouver la vie, revoir le jour, mais quand on voit le soleil se lever, qu'on soit sur un banc ou dans son lit, il éclaire toujours la même plainte. Celle de ceux qui ne dorment pas parce que les piqûres sur leurs vies les tiennent éveillés.

Cette fois, je ne prends pas de stylo, je m'en moque, le clavier représente bien ce que je critique, jusque là ma colère était vide parce qu'elle était née d'une antique souffrance et non plus d'un goût de cendre encore chaude dns ma bouche, je me fous même du jour et de l'heure puisqu'il n'y a désormais plus ni nuit ni jour, ah je m'en moque, mais je ne sais même plus de quoi tellement mes larmes me rendent ivre, c'est si simple de se détruire, tu sais, quand c'est le soir et que tu es un pantin, rien d'autre qu'un putain de pantin et que tu t'insupportes toi-même, tu aimes la fraîcheur de la nuit car elle ne t'oblige pas à te regarder, ah mais regarde un peu comme tu souffres et comme tu es moche, obéissance, tu sanglotes obéissance, je t'étoufferai dans ton sommeil, je parle d'une vraie souffrance, je parle de vos vices, je parle, je parle, et dans le fond, j'ai le pied dans l'étau tant j'ai fui mon infini....je sais simplement, simplement, simplement, chaque lettre m'assassine tout bonnement, chaque minute d'égoïsme que je suis obligée de dévouer aux autres, ces secondes précieuses de narcissisme que je passe à te rappeler tes qualités...

ce soir je ne mérite ni fleurs ni tomates, ce soir, j'ai oublié (d'éteindre) ma lumière, car la nuit est trop claire pour ne pas être le signe de l'enfer ...

Spleen ...c'est mon sang sur ta plume ...en fait, ça pourrait presque être agréable, si ce n'était pas la main de ma mère qui écrivait...Spleen, A Jamais je te saigne.Tu es un vieux compagnon, mais le gouffre te plaît autant qu'à moi.


(Et je demande pardon à la personne que j'aime plus que quiconque.)

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 21:08

Modifié le lundi 07 septembre 2009 19:05

"Si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je n'aurai pas d'arme et qu'ils pourront tirer."

"Si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je n'aurai pas d'arme et qu'ils pourront tirer."



-Un adolescent se fait par définition-même passer pour ce qu'il ne sera jamais, afin d'examiner ce qui mérite d'être craint et détesté. Alors rentrez dans le jeu, je veux que le sol soit recouvert de vos déjections.-




J'ai envie de commencer ce texte par un mot que chacun doit employer une fois par jour, au moins dans ses pensées puisque ce mot provient du sang. Je n'aurais jamais pensé que les rapports pouvaient se déflagrer aussi vite et de manière aussi incompréhensible. Je m'exhibe. Je ne parle pas de liens tissés par choix, mais bien de liens imposés pour lesquels on se considérait chanceux il y a peu.
J'espère que dans cette longue et saine agonie, certains se délectent, et pas simplement des cloportes nécrophages, mais toi aussi, source de vie et détentrice du monopole de sa propre justice ...mais vous apprendrez que j'ai bien mauvais goût.


EXIT.



# Posté le samedi 29 août 2009 11:23

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Il me manque un pion . A jeter .


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Il y a des soirs où l'on aimerait comprendre, tout comprendre, tout saisir, tout supporter, ne pas se vexer . Il y a des soirs où on aimerait que l'amitié ne soit pas comme des actions en bourse, que l'affection ne soit pas au plus offrant . Il y a des soirs comme ça, où l'on aimerait se protéger de la vilénie humaine, ou tout simplement se vacciner contre ses maléfices . Il y a des soirs comme ça, où l'on se dit que c'est vraiment triste que les pantins pensent avoir le choix . Soyons le plus mauvais disciple possible afin d'avoir l'air différent, soyons les meilleurs théoriciens du soutien moral, soyons les amoureux les plus fous, soyons les fêtards les plus radicaux, buvons à l'excès, buvons à la santé des morts sous nos pieds .

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# Posté le lundi 24 août 2009 19:48